Il s’agit ici de l'avant dernier long texte en prose de Beckett, celui d'où est tirée cette phrase souvent citée : « Déjà essayé. Déjà raté. Tant pis. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux »
Beckett tente de le traduire en français, mais renonce affirmant qu'il est « intraduisible ». Pourtant son amie de longue date, Edith Fournier, en publie en 1991 une excellente traduction sous le titre de Cap au Pire. Le texte compte quatre-vingt-seize paragraphes de longueurs inégales, le dernier formé d'une phrase unique de trois mots seulement.