Le Centre Culturel Irlandais se trouve en plein coeur du quartier Latin à Paris dans le 5ème arrondissement. Il est situé à quelques pas du Panthéon et de la Sorbonne.











Réalisation Profileo



L'héritage
Le bâtiment  

Un passé remarquable  
Bibliographie 


  L'héritage du Centre Culturel Irlandais à Paris  
L'ouverture d'un Centre Culturel Irlandais dans une ville porteuse d'un héritage aussi prestigieux que l'est Paris, au sein du magnifique bâtiment du Collège des Irlandais, constitue un sentiment de confiance en la puissance et la richesse du patrimoine culturel irlandais contemporain. L'histoire des Irlandais à Paris se décline comme un roman d'aventure et les Irlandais ont joué un rôle dans l'histoire de Paris et de ses citoyens. L'Irlande et la France ont, dans leurs passés respectifs, de nombreux points communs. Les deux pays font également partie d'une alliance future et une fois de plus, le Collège des Irlandais, grâce au Centre Culturel Irlandais, joue un rôle primordial dans cet avenir.

La raison d'être du Centre Culturel Irlandais est de présenter un large éventail de formes artistiques, dont les arts plastiques, le cinéma, la littérature, la musique et des combinaisons de toutes ces activités. Les logements prévus pour 45 personnes, choisies parmi des étudiants, des artistes, des écrivains - qui bénéficieront de leur séjour à Paris - donnent au Centre Culturel Irlandais une occasion unique de créer une communauté vivante dans laquelle l'échange et le dialogue font partie de la vie quotidienne.



L’histoire irlandaise ayant connu de nombreux détours, celle du Collège des Irlandais à Paris ne fait pas exception à la règle. De ses origines en 1578 à sa restauration et son renouveau en 2002, ses époques de grandeur et de déclin sont à l’image de l’histoire politique, économique et culturelle  française et internationale. De fait, le Collège est davantage une institution qu’un simple bâtiment car il a assuré la formation de prêtres et d’étudiants au cours de ces quatre siècles. En outre, il a toujours maintenu sa réputation d'entité collégiale et communautaire rassemblant des objectifs spirituels, culturels et éducatifs.

En voyageant dans toute l’Europe en tant qu’enseignants, missionnaires, fondateurs et pèlerins, les moines irlandais jouèrent, dès la fin du VIe siècle, un rôle essentiel dans le monachisme continental. Leur héritage chrétien est encore visible aujourd'hui dans des pays tels que la France, la Suisse, l’Allemagne et l’Italie. Au XVIe siècle, la religion fut une fois de plus à l'origine - mais pour des raisons très différentes - des déplacements d’étudiants et de prêtres irlandais à travers l’Europe. En effet, à cause des restrictions imposées dans leur propre pays, les catholiques irlandais furent amenés à rechercher un enseignement sur le continent ; ceci dura pendant presque trois siècles. A cette époque, des collèges irlandais furent implantés en France, en Espagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Pologne et dans les Pays-Bas espagnols. Pratiquement tous les collèges irlandais continentaux ont disparu depuis, mais le Collège des Irlandais de Paris, quant à lui, se voit confirmé dans son nouveau rôle de premier Centre Culturel Irlandais au monde, soutenu par le gouvernement irlandais.

A partir du XVIe siècle, la communauté collégiale irlandaise s’est donc accrue sur le continent, d'abord à cause des évolutions institutionnelles nées du mouvement de la Contre-Réforme et, plus tard, à cause des restrictions imposées à la formation des catholiques en Irlande, que ce soit pour la prêtrise ou pour d'autres professions comme la médecine, l’armée, le droit ou le commerce. Le Concile de Trente (1545-1563) joua un rôle prépondérant dans la Contre-Réforme, en proposant notamment l'instauration de séminaires diocésains pour remédier au faible niveau des aspirants à la prêtrise, ainsi qu’au manque de qualification pédagogique des prêtres eux-mêmes. Ces séminaires devaient former les étudiants et améliorer les connaissances théologiques des prêtres déjà ordonnés en Irlande. Pour des raisons politiques, les séminaires pour étudiants irlandais devaient obligatoirement être implantés hors du pays, situation qui fut renforcée par l’avènement des Lois Pénales.


Ces "popery laws" (lois anti-catholiques) - créées par les Anglais comme partie intégrante de leur stratégie de conquête et de colonisation de l'Irlande - consistaient en une série de mesures de répression anti-catholiques. Décrétées entre 1695 et 1728, elles ne furent abrogées qu’avec l’Emancipation Catholique de 1829. A la fin du XVIIIe siècle, quelque trente collèges étaient implantés dans les villes universitaires de Louvain, Lille, Lisbonne, Prague, Salamanque ou encore Rome. La communauté collégiale de Paris fut instaurée comme le plus important collège irlandais à l’étranger, non seulement par le nombre d’étudiants accueillis, mais aussi par son influence en France et en Irlande.

En 1578, John Lee de Waterford créa, avec un petit groupe de séminaristes irlandais, la "Communauté des étudiants irlandais à Paris", au Collège de Montaigu.
On attribue au Père John Lee, de Waterford, la création en 1578 de la toute première communauté collégiale irlandaise à l’étranger ; six de ses étudiants avaient alors intégré le Collège de Montaigu de l’Université de Paris. Ces étudiants s’installèrent rue St Thomas et, comme ils étaient de plus en plus nombreux, déménagèrent bientôt rue de Sèvres où ils restèrent pendant quarante ans. En 1623, le président de l’Université de Paris stipula que le Collège d’étudiants irlandais de son Université devait dorénavant porter le nom de "Séminaire". De Versailles, Louis XIV accorda en 1677, par lettres patentes, sa première résidence permanente au Collège des Irlandais. Celle-ci était située rue des Carmes, au Collège des Lombards, institution fondée en 1330 afin d'héberger des étudiants italiens démunis, parmi lesquels se trouvaient les ecclésiastiques Ignace de Loyola en 1528, et plus tard François-Xavier. Au cours du siècle suivant, le Collège des Lombards devint le lieu de rassemblement des Irlandais étudiant à Paris. Les étudiants et prêtres du Collège connaissaient une belle réussite dans le milieu universitaire, certains devenant professeur ou président d’établissement supérieur en France comme en Irlande, obtenant de nombreuses chaires à l’Université de Paris. Leur plus grand titre de gloire est certainement d’avoir formé de nombreux prêtres hautement qualifiés pour les missions en Irlande.

Les prêtres de retour du continent ont exercé une influence non seulement sur la vie religieuse mais aussi sur la vie et la culture irlandaises en général : "Leurs préjugés initiaux ont été corrigés et atténués par leurs voyages à l’étranger. Ils avaient parfois été amenés à rencontrer des personnes beaucoup plus cultivées que celles qu'un pasteur protestant rencontre habituellement dans la campagne irlandaise. De plus, ils sont devenus prêtres à un âge mûr, ayant déjà une connaissance réelle et variée du monde extérieur. Même s’ils avaient produit peu ou pas d'écrits dans les domaines de la théologie ou de la littérature, au moins avaient-ils acquis les bonnes manières et la sensibilité des gentlemen cultivés ainsi qu’un sens aigu des bienséances cléricales." (W. Lecky, A history of Ireland in the eighteenth century, 1892)

En 1677, par lettres patentes, Louis XIV fit don aux Irlandais du Collège des Lombards, ancien établissement italien datant de 1330, assorti de "tous les privilèges, droits et exemptions dont jouissent les Collèges fondés en faveur des Français".
Mais les bienséances ne surent empêcher le conflit qui opposa étudiants et prêtres du Collège des Lombards. Les querelles - le plus souvent au sujet des différences de revenus entre les étudiants qui vivaient de la charité, et les prêtres qui touchaient régulièrement des revenus pour la célébration des messes - furent en partie dissipées grâce au décret royal de 1728, qui alloua des bâtiments séparés à chacune des deux communautés.

Un autre événement important dans l'histoire de la communauté collégiale irlandaise eut lieu quand, 98 ans après leur installation rue des Carmes, les étudiants déménagèrent dans le nouveau bâtiment du Collège des Irlandais, lui aussi situé au coeur du Quartier Latin. En 1769, le préfet du Collège des Lombards, Laurence Kelly, avait acquis un hôtel particulier et du terrain, rue du Cheval Vert. Après une importante rénovation et un agrandissement, ce bâtiment fut dès 1775 prêt à accueillir des étudiants destinés à la fois à l’église et à d’autres disciplines ; les prêtres irlandais devaient quant à eux rester au Collège des Lombards. Cependant, le plaisir d’habiter rue du Cheval Vert fut de courte durée. La Révolution Française de 1789 affecta profondément le destin des communautés collégiales irlandaises à Paris. Dès 1793, le Collège des Lombards et le Collège des Irlandais avaient tous deux été confisqués. Le second fut récupéré en 1795, mais les Irlandais n’occupèrent jamais plus le premier. L’ancienne Brigade Irlandaise - composée de régiments ayant servi la cause de la France après 1691 - avait des liens étroits avec le Collège, où bon nombre de ses soldats avaient étudié. Elle fut dispersée au début de la Révolution Française. La conquête et la colonisation britanniques continuaient en Irlande mais des vents nouveaux soufflèrent au cours du XVIIIe siècle. Ces changements eurent des conséquences sur les collèges irlandais du continent, notamment à Paris. L'usage de la langue irlandaise elle-même se perdait et les Irlandais songeaient petit à petit à émigrer vers des pays anglophones.

La Chapelle du Collège des Lombards, rue des Carmes, est tout ce qui subsiste du premier Collège Irlandais. Dans la crypte sont enterrés plusieurs Irlandais illustres dont les noms restent associés aux débuts de l’institution.
En 1795, Maynooth College fut fondé en tant que séminaire contre-révolutionnaire en réponse à la suppression du Collège des Irlandais à Paris (qui formait à l’époque un tiers des ecclésiastiques irlandais du continent). Dès le début du XIXe siècle, d'autres séminaires diocésains furent créés dans toute l’Irlande. La France avait perdu son statut de destination privilégiée.

Entre 1793 et 1802, le Collège des Irlandais devint une école pour jeunes Français sous la direction de l’Abbé MacDermott. (...) En 1805, Napoléon Bonaparte publia un décret consulaire permettant la réouverture du Collège sous des conditions très différentes. Ce décret impliquait la fusion au sein du seul Collège des Irlandais des fondations et collèges irlandais, anglais et écossais de Paris ; ceci mit un terme à l’occupation du Collège des Lombards par le clergé irlandais. La chapelle du Collège des Lombards est cependant toujours visible rue des Carmes ; elle se nomme désormais "Eglise Saint Ephrem des Syriens" et constitue le seul bâtiment de Paris construit d’après le grand architecte italien Bernini. La crypte de la chapelle abrite la dernière demeure de nombreux Irlandais dont les noms restent associés à l’ancien Collège.

Le Premier Consul, futur Empereur Napoléon 1er, s’intéressa à la Brigade Irlandaise et au Collège des Irlandais. Les régiments irlandais ayant été dispersés en 1791, Napoléon créa une Légion Irlandaise, à laquelle il offrit son propre drapeau.
En 1807, le supérieur du Collège des Irlandais Jean-Baptiste Walsh persuada Napoléon de renommer la rue du Cheval Vert par décret préfectoral : elle devint "rue des Irlandais". Bien qu'impopulaire et combattue par toutes les parties concernées, c'est sans doute la réorganisation du Collège des Irlandais par Napoléon qui permit sa survie. Pendant une grande partie des XIXe et XXe siècles, le Collège reprit son activité de séminaire pour étudiants irlandais, puis polonais dans ses dernières années. Il survécut à la Guerre franco-prussienne et aux deux guerres mondiales. Ayant eux-mêmes, dès le XVIe siècle, trouvé refuge au sein du Collège des Irlandais et de leurs autres établissements parisiens, les Irlandais mirent à leur tour leur bâtiment à disposition dans les moments difficiles. Le Collège fut converti en hôpital et accueillit trois cents soldats français pendant la Guerre franco-prussienne de 1870-1871. En 1945, il servit de refuge à l’armée américaine pour les personnes déplacées qui demandaient la nationalité américaine. Puis le séminaire polonais s’installa dans le Collège de 1945 à 1997.



 

  Un passé remarquable 
Plan de Paris, où l’on peut apercevoir la rue du Cheval Vert (qui deviendra rue des Irlandais en 1807). Par Turgot (détail de la planche 7), 1734.
L’institution du Collège des Irlandais a connu de nombreux changements. Au cours de ces quatre derniers siècles, la communauté collégiale des Irlandais de Paris a ouvert la voie à l'Irlande, la France et à d'autres communautés internationales en matière spirituelle, éducative et culturelle.

Même si la portée historique du Collège des Irlandais n’a pas encore été totalement évaluée, nul ne peut nier son importance. Les réussites de la communauté collégiale, rapportées aussi bien par l’anecdote et le folklore que par les archives historiques, sont tout à fait réelles.

Montesquieu remarqua que les étudiants irlandais arrivaient à Paris "sans un seul sou en poche mais doués d’un immense talent pour le débat". Cet "immense talent" contribua peut-être au maintien du Collège pendant plus de quatre siècles (...). Un simple coup d'oeil sur son histoire témoigne de la capacité des dirigeants de la communauté collégiale à s'adapter aux situations difficiles, à négocier au plus haut niveau, que ce soit avec Louis XIV ou Napoléon Bonaparte, à s’adapter de manière opportune aux changements politiques et culturels en Irlande comme en France. L’histoire du Collège des Irlandais ne manque pas de savoureuses anecdotes ; la mêlée du Champ de Mars en est un bon exemple...

En 1790, pour fêter la Saint Nicolas, les étudiants irlandais organisèrent un match de football au Champs de Mars en utilisant l’Autel de la Patrie récemment élevé comme surface de but. Lorsqu'un but fit tomber l’Autel, les spectateurs français scandalisés se mirent à lyncher les coupables. La mêlée qui s’ensuivit aurait sans aucun doute abouti à l’exécution sommaire des étudiants irlandais si le Général Lafayette, à la tête de troupes de la Garde Nationale, n'était pas intervenu à temps. L’incident précipita la publication dès le lendemain de trente pamphlets et, sans le discours vibrant et spontané de l’étudiant Patrick McKenna sur la lutte menée en France pour la liberté en Irlande, le Collège des Irlandais aurait été pour le moins envahi par la foule furieuse ou dans le pire des cas, exposé à une fermeture définitive.

Les compétences linguistiques des étudiants religieux au XVIIIe siècle en France peuvent constituer une source d’inspiration et servir de modèle pour les étudiants irlandais contemporains. Maîtriser la langue irlandaise était une condition préalable pour s'inscrire dans les collèges irlandais du continent. A Bordeaux par exemple, on exigeait également que les étudiants aient un très bon niveau en latin, français, espagnol et anglais. Savoir parler irlandais était nécessaire pour les prêtres qui souhaitaient servir la messe en Irlande. Au XVIIIe siècle, l'irlandais était encore la langue dominante en Irlande et la plupart des étudiants du Collège des Irlandais l'aurait parlé couramment.

La première bourse pour l’enseignement de l’irlandais à l’époque moderne fut créée au Collège.  En 1732, le Dictionnaire Anglais-Irlandais de Conchobhar O Beaglaoich et Aodh Mac Cuirtin et, en 1742, An Teagasg Críosduidhe Do Réir Ceasda agus Freagartha (Le Catéchisme ou la Doctrine chrétienne sous la forme de Questions/ Réponses) d'Aindrias Ó Doinnshléibhe furent publiés à Paris grâce à la présence d’une communauté collégiale irlandaise érudite. Concrètement, l’Abbé Begly, aumônier de la communauté, avait en effet à sa disposition dès 1730 des caractères d’imprimerie irlandais. Un deuxième dictionnaire, Focalóir Gaoidhilge-Sax-Bhéarla (Dictionnaire Gaélique-Anglais), de John O’Brien, fut publié à Paris en 1768.



 

  Le bâtiment 
Comme nous l’avons déjà évoqué précédemment, Laurence Kelly acheta un hôtel particulier de la rue du Cheval Vert et en fit don à la communauté des étudiants. L’architecte du nouveau Collège fut vraisemblablement François-Joseph Bélanger, célèbre pour ses travaux auprès du frère de Louis XVI pour lequel il conçut le château de Bagatelle situé dans le bois de Boulogne. Bélanger construisit une demeure de quatre étages, agrémentée de quinze fenêtres et de deux ailes donnant sur la cour, transformant ainsi une maison d’habitation en collège. Une partie de l'ancien hôtel particulier fut conservée, notamment l'escalier du XVIIe encore visible aujourd'hui. Le Collège des Irlandais fut inauguré en 1775.

Une des ailes construites par Bélanger abrite la chapelle et la bibliothèque. Consacrée à Saint Patrick, la chapelle est considérée comme l’espace architectural le plus important du Collège. Il s'agit aussi de l'endroit le plus richement décoré ; la qualité du travail pictural et des détails ornementaux achevés aux environs de 1860 est exceptionnelle. Il se peut que la statue de la Vierge à l’Enfant, qui se trouve dans la niche au-dessus du maître-autel, provienne du Collège des Lombards. La bibliothèque située dans une pièce voûtée au-dessus de la chapelle est d’une austérité presque voulue. C’est ici que fut mis à l'abri un trésor issu de la collection irlandaise de manuscrits, le Grand Livre de Lecan, écrit entre 1390 et 1418. Cet ouvrage fut conservé dans la bibliothèque pendant la plus grande partie du XVIIIe siècle, avant de retourner sans encombre à la Royal Irish Academy de Dublin en 1787.

La bibliothèque possède bon nombre de pièces rares et de grande valeur, non seulement d’intérêt irlandais mais provenant aussi des collections des autres collèges catholiques parisiens avant leur fusion.
La collection d’origine de la bibliothèque du Collège des Irlandais fut entièrement perdue au cours de la Révolution. La collection actuelle – 8 000 ouvrages, dont près de la moitié date du XVe au XVIIIe siècle - regroupe des livres et manuscrits provenant d’établissements religieux dissous, en particulier anglophones (comme le Collège des Ecossais et le Séminaire Anglais à Paris), ainsi que des ouvrages acquis au cours du XIXe siècle présentant un intérêt irlandais. En outre, Napoléon ayant fusionné par son décret de 1802 les Collèges anglais et écossais, le Collège des Irlandais acquit aussi des meubles et des peintures provenant de ces établissements, comme par exemple le tableau du XVIIe siècle dépeignant le martyre de Saint Edmond. La bibliothèque, qui est actuellement un lieu de mémoire et non un lieu de travail, a été entièrement restaurée.

Grâce aux ambitions et au soutien du gouvernement irlandais, ainsi qu’aux efforts déployés par le Conseil d’administration de la Fondation Irlandaise, d’importants travaux de restauration et de rénovation ont été entrepris dans le but de recentrer le Collège des Irlandais sur la culture irlandaise. Passer la porte du n°5 de la rue des Irlandais et découvrir ainsi une oasis d’espace et de calme en plein coeur du frénétique Quartier Latin procure aujourd'hui la même sensation de surprise que celle qu'ont dû ressentir les premiers Irlandais en 1775 lorsqu'ils découvrirent la cour intérieure. Ceux-ci ne pouvaient se douter des liens profonds qui continueraient à se nouer dans ce lieu privilégié jusqu’au XXIe siècle. Au cours de son histoire, le Collège des Irlandais a changé de direction, d'orientation ; il a su trouver de nouvelles sources d'inspiration. La magnifique restauration du Collège, ainsi que la création en ses murs du Centre Culturel Irlandais ont une fois de plus placé le Collège des Irlandais aux avants-postes du développement des relations franco-irlandaises.

Fidelma MULLANE, Galway, septembre 2002
traduit en français par Ann Cremin 

 




  Bibliographie
Le Collège des Irlandais et plus généralement les Irlandais de France ont fait l'objet de recherches et publications remarquables, en particulier au cours de ces trente dernières années.

Les ouvrages les plus complets sont ceux du Père Liam Swords, dont les recherches érudites fondées sur des manuscrits originaux s'associent à son expérience personnelle en tant qu'aumônier du Collège pour nous offrir des références de tout premier ordre.

Caillet, M., 1995, Bibliothèque du Collège des Irlandais, Patrimoine des bibliothèques de France. Paris, pp.168-169.

Mac Cana, P., 2001, Collège des Irlandais and Irish Studies. Dublin.

McDonnell, J., 2001, From Bernini to Celtic Revival: A Tale of Two Irish Colleges in Paris, Irish Arts Review, pp.165-175.

O'Sullivan, T., (Ed.) et Devlin, B., The Irish College in Paris. Dublin.

Swords, L., 1985, Soldiers, Scholars, Priests. Paris.

Swords, L., (Ed.), 1978, The Irish-French Connection, 1578-1978. Paris.

Swords, L., 1989, The Green Cockade. The Irish in the French Revolution
1789-1815
. Dublin.

L'auteur souhaite remercier pour leur aide généreuse et utile : Ms. Helen Carey, Ms. Roisin Dockery, Ms. Rosetta Beaugendre, Centre Culturel Irlandais, Paris.

 

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